MGC
N 3 A. Side-car Simard. 1933 1933
Il est un moyen simple de juger de la valeur d'un véhicule de collection:
comparer le nombre d'unités construites avec le pourcentage conservé
quelques décennies plus tard, Sur cette base, la MGC est sans conteste
l'une des plus belles pièces françaises: il s'en vendit moins
de 250 entre 1929 et 1936 et près de trente sont encore connues.
Un autodidacte de génie: Marcel Guiguet
Après avoir travaillé pour Hispano-Suiza, Guiguet se lance dans
la construction de motos en 1929 avec un modèle à l'esthétique
curieuse remplacé dès 1930 par cette version finale produite avec
diverses motorisations jusqu'à l'arrêt de la fim1e en 1936.
La partie cycle la plus chère et complexe jamais réalisée
Deux coques en alliage d'aluminium, reliées par sept tirants d'acier,
prennent en sandwich le classique moteur JAP anglais, La coque supérieure
pèse 10 kg, fait office de réservoir d'essence (15 1) et incorpore
tableau de bord et des passages internes pour toute la câblerie, Le châssiscoque
inférieur du même métal et de même
Deux coques d'aluminium en sandwich
poids sert de réservoir d'huile (3,7 1) et reçoit un mécanisme
de couplage des freins,
Un corps d'oiseau
Pour le style, Guiguet s'est inspiré de l'emblème de sa marque,
la cigogne Hispano-Suiza : Le réservoir représente le corps de
l'oiseau et les silencieux aluminium, ses pattes tandis que le bec est stylisé
par un coffre à outils triangulaire sur le garde-boue avant. Cette version
600 cm] destinée au side-car ne fut construite qu'à deux exemplaires,